Bienvenue à vous ! Je vais partager ici mon expérience Erasmus à Madrid, mes découvertes et mes impressions. Bonne lecture !

lundi 29 août 2011

La fin.

La fin de mon année Erasmus est venue. En comptant le mois de stage, j'ai passé près d'un an à Madrid, et je n'en retire que de bonnes expériences et de bons souvenirs. Je conseille à tout le monde, si l'occasion se présente, de partir vivre à l'étranger quelques temps : c'est toujours enrichissant !
Avant de partir pour Paris et de commencer un nouveau cycle universitaire, j'ai voulu faire un petit résumé en images de cette belle année.
video




samedi 21 mai 2011

Urgent : recherche appartement / Urgente : busca piso

Cet été (juillet-août) je vais faire un stage à Cabeza del Buey (Badajoz, Extrémadure). Je vais aider à la préparation et au déroulement du VIIème festival international de nouveau cirque "Buey de Cabeza". J'ai ma convention de stage et les billets d'avion : tout est prêt. Sauf un détail d'importance : le logement ! La mairie (mon directeur de stage) me dirige vers l'auberge de jeunesse (pour 6 semaines, ce n'est pas la meilleure solution), et je n'arrive pas à trouver de contact sur place pour louer une chambre.
Si quelqu'un a une information quelconque qui puisse m'aider : contactez-moi s'il vous plait !

Este verano (julio y agosto) voy a hacer una práctica en Cabeza del Buey (Badajoz). Voy a ayudar y colaborar en la puesta en marcha del VII° festival internacional de nuevo circo “Buey de Cabeza”. Ya tengo mi convenio de prácticas y los billetes de avión : ya lo tengo todo preparado. Excepto un detalle muy importante : ¡el alojamiento! El ayuntamiento (mi tutor) sólo me propone el albergue juvenil (que no es lo ideal para 6 semanas…), y no encuentro contacto para alquiler una habitación allí.
Si alguién tiene cualquier información que podría ayudarme: ¡contáctame por favor!

 

jeudi 19 mai 2011

Movimiento del 15-M

Depuis dimanche dernier, un mouvement de protestation contre la politique du gouvernement et la crise financière, qui prend chaque jour une dimension plus importante, fait frémir l'Espagne. Le mouvement du 15-M (15 mai) a organisé des manifestations dans 50 villes espagnoles.

A Madrid, des milliers de personnes se sont réunies pour défiler. Arrivée à la Puerta del Sol, la place principale de la ville, elles ont été délogées par la police. Cette démonstration de force des autorités n'a fait que conforter les manifestants dans leurs propos : la dénonciation d'un gouvernement qui refuse de les écouter, le ras-le-bol généralisé face à des politiques qui ne répondent pas aux problèmes de la population. Le soir-même ils sont donc revenus sur la place de la Puerta del Sol, encore plus nombreux et avec de quoi dormir. Depuis, Sol est devenu un forum, un lieu d'expérimentation démocratique et aussi un lieu de vie pour certains. Le mouvement, lancé par l'association née il y a quelques mois Democracia real ya! (Une vraie démocracie, maintenant!) et auquel se sont joint de nombreuses micro-associations dont Joventud sin futuro (Jeunesse sans avenir, dont le slogan "Sans logement, sans boulot, sans retraite, sans peur" est évocateur) est maintenant aux mains des citoyens réunis à Sol. Ceux-ci ne veulent en effet être associés à aucun parti politique (contre lesquels ils manifestent) ni syndicat. Jusqu'à maintenant, aucune sorte de violence n'a fait intrusion dans les manifestations, que ce soit à Madrid, Malaga, Valence, Saint-Jacques de Compostelle, Barcelone ou encore Mallorque. Mardi, à Madrid, le rassemblement avait même pris un air festif grâce à quelques concerts improvisés. Les occupants de la Puerta del Sol comptent tenir la place jusqu'à dimanche, jour des élections municipales.

La mairie de Madrid a d'ailleurs adopté une résolution afin d'interdire la manifestation et y a opposé son véto pour raisons électorales, invoquant le fait qu'elle pourrait influer sur le droit des citoyens à choisir librement de leur vote. De fait, le sentiment qu'aller voter à la fin de la semaine ne servirait à rien et de plus en plus répandu. Le slogan "Ni PP, ni PSOE, nie CIU." du collectif No les votes semble avoir un impact important et laisse présager une abstention énorme dimanche prochain.Les-dits citoyens ont répondu à cette interdiction par l'article 21.1 de la Constitution espagnole qui stipule que "Le droit de réunion pacifique et sans armes est reconnu. L'exercice de ce droit ne sera pas soumis à une autorisation préalable." L'interdiction prononcée n'a cependant pas eu d'effets immédiats: la place est toujours remplie de manifestants et entourée d'un dispositif policier conséquent.
D'un côté, cet évènement est réellement impressionnant, du fait de son ampleur, de sa durée et surtout de son calme. Il est clairement préparé et organisé sur le modèle des révolutions arabes (bien entendu, pas avec les mêmes enjeux), et avant cela des manifestations étudiantes grecques d'il y a trois ans. Depuis cinq jours, les protestataires se relaient nuit et jour, assurant une veille permanente et permettant aux étudiants d'aller à l'université et aux salariés de se rendre à leur travail sans pour autant perdre le fil de la contestation. Cette capacité d'organisation et de solidarité, illustré par le mot d'ordre la foule : "Indignados y organizados", est exemplaire. Dès dimanche soir, un service de restauration gratuite, alimenté par les dons des habitants de la ville, s'est mis en place. De même, des comités ont été instaurés : alimentation, communication, logistique/nettoyage, action afin de structurer le mouvement et d'éviter les débordements. Les manifestants ont réussi a créer un mouvement de masse sans aucun bloquage (en évitant donc de se mettre à dos la population), massif, visible et médiatiaque donc efficace dans la perspective de se faire entendre par le public et les politiques. L'autre point admirable est le calme de la police. Certes, plus de 500 policiers sont mobilisés dans le centre ville. Mais en France, je suis à peu près sûre que les attirails anti-émeutes et les lacrymos auraient pollué le paysage depuis longtemps. En fait, je suis persuadée qu'un mouvement pareil n'aurait pas pu éclore.

Mais dans une certaine mesure, ce phénomène est également inquiétant. Il s'agit en effet d'un rassemblement de personnes qui se sentent totalement mises hors du système politique actuel et qui préfèrent s'organiser seules (certes très bien mais en-dehors de tout cadre institutionnel de la société). Le fait qu'elles ne se reconnaissent dans aucune formation politique ou syndicale est un signal fort de la difficulté qui attend les responsables espagnols et de l'incapacité des institutions à répondre aux problèmes de la population. Et du point de vue français, ce n'est pas vraiment encourageant lorsqu'on sait qu'ici la gauche est au pouvoir depuis sept ans et que la situation sociale est la même, voire pire à certains égards, qu'en France (44,6% de chômage chez les 20-25 ans en février). Dans la manifestation actuelle, une forte majorité de "ni-ni" est représentée : ni PSOE (équivalent PS) ni PP (équivalent UMP). Dans la foule on trouve aussi bien des étudiants d'une vingtaine d'années, que des jeunes diplômés au chômage, ou encore des cinquantenaires en situation précaire. Toute une population qui revendique le droit à une vraie démocratie tout en rejetant les institutions démocratiques en place.

Il ne reste plus qu'à attendre dimanche et voir les résultats des élections. Et après ça,  voir comment la situation va évoluer...
"Je ne suis pas anti-système. Le système est anti-moi."

!Democracia real ya! : http://democraciarealya.es/?page_id=88
Joventud sin futuro : http://www.juventudsinfuturo.net/
No les votes : http://www.nolesvotes.com/
Portfolio des rassemblements dans tout le pays - El Pais : http://www.elpais.com/fotogaleria/Protesta/Movimiento/elpgal/20110517elpepunac_3/Zes/40

vendredi 29 avril 2011

Asturias

Pour la semaine sainte, je suis allée en Asturies avec des amis. Une région magnifique qui mélange la mer et la montagne, où les brebis vivent paisiblement et où le cidre est une institution.
Cangas de Onis : 1ère capitale du royaume des Asturies
A cause de la semaine sainte et de notre manque de prévision, nous avons mangé comme des rois. Du jeudi au lundi de Pâques tout est fermé et il impossible de trouver ne serait-ce qu'une boulangerie d'ouverte. Nous avons donc fait la fortune des restaurants de Cangas de Onis et goûté aux spécialités locales : fabada asturiana (sorte de cassoulet avec beaucoup de safran), cidre, fromages de brebis, saucisson de sanglier,... Et même pour le petit déjeuner, des "croasans a la plancha", croissants coupés en fines lamelles et passés à la poêle. Un pur délice!
  Malgré tout nous ne sommes pas que des morfals et nous avons aussi visité la région.
D'abord Oviedo, la capitale régionale. Nous n'avons pas beaucoup eu le temps de visiter mais ce que nous en avons vu était très beau et surtout l'ambiance était très agréable.
Le vendredi soir, nous avons croisé une procession de Pâques dans un village. Les pénitents et leur musique macabre sont franchement impressionnants...



La basilique de Covadonga
Le lendemain, nous somme allés à Covadonga, lieu historique du début de la Reconquista où les chrétiens ont remporté leur première victoire face aux maures. Aujourd'hui il reste une grotte où est célébrée la Vierge des Batailles et une basilique.

Et surtout, plus haut, il y a les lacs de Covadonga. Quand nous y sommes allés, le brouillard était très épais mais même comme ça, l'endroit était superbe.



Enfin, nous sommes allés sur la côte dans les villages de pêcheurs. Voir l'océan d'un côté et les montagnes de l'autre simplement en tournant la tête, c'est assez génial!

jeudi 24 mars 2011

La suite

Après un petit moment d'absence je vais faire un bref résumé des dernières nouvelles.

D'abord, j'ai validé mon semestre. Plus qu'un et je serais officiellement licenciée !

Ensuite j'ai profité de la fin de la période d'exams et du début de semestre forcément plus tranquille pour sortir un peu plus dans Madrid et j'y ai découvert de nouveaux bars et salles de concerts bien sympas, plus calmes que les bars du centre et aussi avec une ambiance moins touristique et donc plus espagnole. Sans abandonner le Mercado San Miguel et ses tapas délicieuses à déguster autour d'un bon verre de Rioja, j'ai installé mon QG dans un petit bar près de la Gran Via où on peut écouter du jazz en étant assis dans un rocking chair : idéal pour les après-midi mamie ^^

J'ai aussi repris la route à pieds et en bus.

Une petite excursion avec le club de rando pour commencer. 3 heures les pieds dans la neige et la tête au soleil pour arriver jusqu'à un petit village de montagne qui fêtait le carnaval de façon originale. Tous les hommes du village montent tout en haut de la montagne et à 16h piles redescendent en faisant le plus de bruit possible avec les cloches qu'ils ont attaché à leur ceinture. Une fois retournés au village, ils doivent retrouver les femmes et les enfants qui se sont cachés dans divers endroits du village. Bien entendu, après ce cache-cache grandeur nature, tout le monde se retrouve pour manger un énorme barbecue.

Un masque en saucisson, c'est la grande classe.

La Giralda, clocher de la cathédrale
En bus ensuite, pour aller à Séville. Ca faisait longtemps que je voulais y aller...et j'avais raison! Jusqu'à présent, c'est mon plus beau voyage en Espagne. Le mélange des cultures présent dans cette ville est impressionant. L'Alcazar est bien sûr un monument à voir; aussi bien les mosaïques et les sculptures en stuc de l'intérieur que les jardins qui sont une pure merveille, surtout maintenant au printemps quand tout est fleuri. J'ai également découvert la plaza de España de Séville, à côté de laquelle celle de Madrid parait insignifiante et indigne d'une capitale! Séville est une ville de jardins et d'eau, avec des orangers et des citronniers partout, mais par expérience, je me dois de vous prévenir que les oranges des rues de Séville ne sont pas bonnes du tout ! A éviter, vraiment.

Plaza de España



















Et enfin ce week-end, encore le bus. Cette fois-ci pour aller aux Fallas de Valence. Les Fallas c'est LA fête de Valence : 1 million de personnes dans la rue venant de toute l'Espagne (nous étions déjà 500 de ma fac à venir en un seul bloc), un évènement retransmis en direct à la télé...et j'y étais! En résumé, chaque quartier créé une statue géante représentant des personnages ou des évènements marquants de l'année écoulée, l'expose dans la rue pendant une semaine et le samedi soir y met le feu. Le dernier jour des Fallas est consacré à la Cremà. Quand on n'est pas inicié aux traditions valenciennes, la fête se résume à faire le plus de bruit possible, à n'importe quel moment du jour ou de la nuit. Au début de la journée on frise la crise cardique à chaque pétard qui explose (je ne sais pas où ils vont chercher leurs pétards mais ils font un bruit énorme!) et puis on finit par s'y habituer.


En fleurs, de la tête aux pieds



On dirait la fin du monde... C'est juste la dernière "cremà", devant la mairie.
Voilà pour le moment. Prochaine étape : les Asturies!

jeudi 10 février 2011

La Tabacalera

La Tabacalera est un des lieux que je préfère à Madrid. C'est une ancienne usine de tabac fermée en 2000. Comme elle est située en plein milieu du quartier de Lavapiés, pas très loin du centre, et que l'usine occupe une surface importante, la fermeture a créé un vide. Les habitants du quartier ont vite décidé de ne pas laisser cet espace à l'abandon. La mairie prévoit d'en faire le nouveau siège du musée des Arts Décoratifs, mais les riverains veulent en faire un espace social et participatif. D'abord, on parle de logement sociaux et d'accueil de personnes âgées. En attendant les vrais travaux, qui vont commencer au mois d'avril, l'espace est cédé au réseau associatif du quartier. L'usine est réaménagée en plusieurs espaces et les activités se multiplient : théâtre, danses, musiques, cours de langues, débats, cinéma, bar, expos de peinture et photo... Et surtout, à l'exception du bar, tout est gratuit puisque animé par des bénévoles. Tout fonctionne en auto-gestion, pas de directeur des lieux; juste une réunion tous les jeudis, ouverte à tous pour améliorer le fonctionnement du collectif et examiner les propositions pour de nouvelles activités.
Cours de salsa
Donc actuellement, la Tabacalera, c'est une espèce de squat géant mais organisé, des activités diversifiées, des personnes du quartier et du monde entier et une ambiance géniale.
Jusqu'à présent, on ne sait pas vraiment comment va évoluer la Tabacalera une fois que la mairie l'aura récupéré, mais j'espère que l'esprit actuel se pousuivra. Grâce aux cours gratuits, j'ai appris les bases de la salsa (indispensable pour se fondre dans la masse en soirée ici), je peux tenter de me perfectionner en danses trad et puis, une bière dans la cour de l'usine le soir quand il fait beau, c'est super sympa !
Site internet : http://latabacalera.net/